John Cockerill présente FENRIS, le seul véhicule 6×6 de 26t sur le marché capable d’emporter un tube de 105 mm OTAN
15 juin 2026
A Eurosatory 2026, John Cockerill Defense dévoile son nouveau blindé de combat : le FENRIS, seul véhicule 6×6 de 26 tonnes sur le marché capable d’emporter un tube de 105 mm OTAN. Associant une tourelle de 105 mm à un nouveau châssis de combat 6×6 à hautes performances, ce véhicule rassemble l’excellence des véhicules Arquus© et des systèmes d’armes Cockerill© qui font chacun référence sur leurs marchés respectifs. Présentée près de deux ans après l’acquisition d’Arquus par John Cockerill Defense, cette innovation stratégique symbolise la complémentarité des solutions de John Cockerill Defense au service des forces terrestres dans le monde.
Premier véhicule développé par John Cockerill Defense depuis l’acquisition d’Arquus il y a près de deux ans, le FENRIS est né d’un constat partagé par de nombreuses armées sur le besoin d’appui-feu direct qui existe et persiste sur le champ de bataille moderne.
Thierry Renaudin, CEO de John Cockerill Defense et Président d’Arquus: “FENRIS est la réponse de John Cockerill Defense à ce sujet capacitaire. D’une masse de 26 tonnes en ordre de combat, il est le seul blindé 6×6 de ce tonnage sur le marché équipé d’un tube de 105 mm OTAN à haute pression. Très agile, il est également doté d’une excellente mobilité opérative et stratégique : facilement aérotransportable, y compris en A400M en vol tactique, il peut aussi se déployer rapidement par ses propres moyens par la route pour contourner des situations de blocage tactique ou rejoindre un théâtre d’opération en autonomie.”
Pour les engins de reconnaissance, l’enjeu est de disposer d’une puissance de feu suffisante pour détruire la reconnaissance ennemie, y compris lorsqu’elle est équipée d’engins de combat médians et lourds. Le canon de 105 mm haute pression s’y prête particulièrement. Il offre en effet un excellent compromis entre la puissance de feu délivrée, la polyvalence de ses munitions et de leurs effets, et son encombrement. Associé à une tourelle légère, ce tube permet d’armer des plateformes de reconnaissance relativement compactes mais très puissantes qui opéreront avec discrétion et surprise en avant des forces amies pour déceler et au cas-échéant pouvoir modeler par le feu le dispositif adverse.
Les formations d’infanterie légères et médianes ont quant à elles un besoin latent de puissance de feu, en particulier lorsqu’elles rencontrent des forces ennemies un tant soit peu durcies. En général non équipées de tubes de gros calibre, ces unités ne savent pour autant pas satisfaire la totalité de leurs besoins offensifs avec des missiles, drones FPV, munitions rôdeuses, de l’artillerie ou un appui aérien, notamment pour des raisons de disponibilité et de coût. Aussi, l’apport d’un engin avec un tube de gros calibre capable de délivrer des feux en tir direct reste-t-il essentiel pour traiter la variété d’objectifs rencontrés en toutes circonstances sur le champ de bataille : véhicules blindés et non-blindés, bâtiments, infanterie retranchée, positions fortifiées etc.
La qualité de la mobilité, meilleur atout de l’engin dans ses missions
Emmanuel Levacher, Directeur général d’Arquus: « La qualité de la mobilité du véhicule a justement reçu une attention toute particulière, car elle constitue l’un des meilleurs atouts de l’engin dans ses missions, mais aussi sa première assurance-vie face aux menaces du champ de bataille moderne. Aussi, un châssis 6×6 entièrement propriétaire a été développé spécifiquement par Arquus, dont une puissante motorisation de 500 chevaux très coupleuse mais pourtant très silencieuse. » Equipé de pneumatiques de 14.00 R20 ou de 16.00 R20 et d’un système de gonflage centralisé, la base roulante dispose également d’une suspension active qui permet au pilote de contrôler la variation de la garde au sol du véhicule mais aussi son assiette. Le bénéfice est double : en matière de mobilité pure d’abord, elle permet au FENRIS de s’adapter à la nature du terrain emprunté, de franchir des obstacles plus importants. En matière de survivabilité ensuite, car cette suspension pilotée permet de réduire sa silhouette pour « coller » à une position de défilement d’observation et de tir. Une prestation habituellement réservée à certains chars de combat, qui donne ici une vraie plus-value opérationnelle à un chasseur comme le FENRIS.
La tourelle de 105 mm la plus légère du marché
Le cœur d’un blindé de combat est constitué de son système d’armes. Frank Jansens, General Manager Weapon Systems de John Cockerill Defense : « Le FENRIS est doté d’une tourelle Cockerill 3105 qui reçoit le tube de 105 mm Cockerill® à haute pression, compatible avec toutes les munitions OTAN du marché, et associé à une conduite de tir de dernière génération intégrant nativement de l’intelligence artificielle pour l’acquisition et l’engagement des cibles. En particulier sur FENRIS, la 3105 cumule plusieurs superlatifs : tourelle de 105 mm la plus légère du marché, elle procure un vrai gain de mobilité additionnel à son porteur. » Elle offre aussi à l’armement principal, stabilisé sur deux axes, un excellent débattement vertical, à la fois en site positif et en site négatif. L’équipage est donc en mesure de traiter, à sa convenance, des cibles situées « dans les hauts » (étages supérieurs d’immeubles, crêtes …), comme en défilement de tir, en contrepente ou encore au-delà de la vue directe en agissant comme une pièce d’artillerie de circonstance.
Enfin, l’autoprotection contre les drones est intégrée nativement en tourelle : le FENRIS dispose d’une toute nouvelle itération du viseur-chef armé Hornet-S. En version C-UAS, il associe un à plusieurs radars à sa traditionnelle MAG 58 en 7,62 mm pour lui procurer une capacité d’autodéfense autonome. En fusionnant trois fonctions dans un seul système – l’observation au travers de l’optique du chef, la défense rapprochée traditionnelle comme un tourelleau téléopérée, et désormais une capacité anti-drone – le Hornet S C-UAS apporte un vrai gain au FENRIS en matière d’encombrement du toit de tourelle, et in fine de furtivité et de discrétion.
Par ses caractéristiques, le FENRIS n’a évidemment pas vocation à se substituer aux chars de combat modernes, mais plutôt à les compléter avec intelligence et souplesse. Précis et agile, il apporte aux unités de reconnaissance une grande puissance de feu avec une mobilité tactique de premier ordre. Il procure aux formations d’infanterie, qui ne dispose souvent pas organiquement de chars, d’une capacité d’appui directe très polyvalente. Son châssis à roues procure enfin une mobilité totalement homogène à celle des formations médianes, autant en vitesse qu’en autonomie ou en aérotransportabilité par exemple. Le tout dans un PTAC de 26 tonnes, ce qui semble le prédestiner naturellement vers des pays dont la topographie, les infrastructures et les moyens logistiques se prêtent imparfaitement à l’acquisition d’engins de combat plus lourds.
Présentée près de deux ans après l’acquisition d’Arquus par John Cockerill Defense, cette innovation stratégique symbolise la complémentarité des solutions de John Cockerill Defense et témoigne de sa capacité à répondre aux besoins évolutifs des forces terrestres dans le monde.