John Cockerill présente son premier électrolyseur fabriqué et assemblé en France et lance la production d’équipements pour un nouveau projet d’hydrogène vert en Europe

13 juillet 2026

Un an après la reprise des actifs stratégiques de McPhy, John Cockerill Hydrogen franchit une nouvelle étape de son développement industriel. À Belfort, les équipes ont produit le premier stack d’électrolyse assemblé sur le site avec des outils de production innovants. En parallèle, à Aspach, une nouvelle phase de production de 40 MW débute pour un projet d’hydrogène vert aux Pays-Bas, tout juste après la livraison de 25 MW d’électrolyseurs pour une usine en Belgique. Deux réalisations qui illustrent la complémentarité des sites industriels de John Cockerill Hydrogen et sa capacité à accompagner le développement du marché européen de l’hydrogène.

Le 8 juillet 2025, le Tribunal de commerce de Belfort retenait l’offre de John Cockerill Hydrogen pour la reprise des actifs clés de McPhy, comprenant notamment l’usine de Belfort, des technologies innovantes, la propriété intellectuelle et environ 80 personnes en Europe. Depuis lors, l’entreprise a poursuivi ses investissements dans les compétences, les outils industriels et le développement de nouvelles générations d’électrolyseurs.

Un an après cette reprise, les équipes des sites de Belfort (France), Wildau (Allemagne) et Seraing (Belgique), ont franchi une étape importante avec la réalisation du premier électrolyseur de 5 MW fabriqué et assemblé en France. Ce jalon témoigne de la continuité des savoir-faire industriels et technologiques préservés à Belfort et de la capacité des équipes à poursuivre le développement de cette technologie stratégique pour la transition énergétique européenne.

En parallèle, les sites d’Aspach et de Seraing poursuivent leurs activités industrielles au service des projets européens de John Cockerill Hydrogen. Après avoir produit les cellules destinées à une usine d’hydrogène vert de 25 MW en Belgique, l’usine s’apprête à lancer cet été la production de huit nouveaux électrolyseurs, soit 40 MW, destinés à un projet aux Pays-Bas.

Ces réalisations illustrent la complémentarité développée entre les sites de Belfort, Aspach et Seraing. Tandis que Belfort poursuit les activités de développement technologiques et d’assemblage des futures générations d’électrolyseurs, les usines d’Aspach et de Seraing assurent respectivement la production et l’assemblage des équipements destinés aux projets actuellement déployés sur le marché européen. Ensemble, ces sites permettent à John Cockerill Hydrogen de transformer l’innovation en réalisation industrielle concrète, de créer de la valeur à partir des compétences et technologies préservées et, d’accompagner le passage à l’échelle nécessaire au développement de la filière hydrogène en Europe. Ils contribuent ainsi à répondre aux besoins croissants de décarbonation de secteurs industriels stratégiques tels que la chimie, le raffinage ou la production d’engrais.

Nicolas de Coignac, CEO de John Cockerill Hydrogen : « Lorsque nous avons acquis les actifs clés de McPhy il y a un an, nous avons pris un engagement : préserver ce savoir-faire, accélérer son industrialisation et produire en Europe. Avec ce premier électrolyseur produit à Belfort, nous transformons nos engagements en réalisations. C’est cette capacité à livrer ce que nous promettons qui fait la force de John Cockerill depuis plus de 200 ans. Belfort, Aspach et Seraing montrent que nous sommes prêts : prêts technologiquement et prêts industriellement. Le prochain défi est désormais de faire émerger un marché européen à la hauteur de ses ambitions grâce à des politiques cohérentes qui, après avoir soutenu la filière de production soutiennent concrètement la demande et valorisent les technologies européennes. C’est à cette condition que nous pourrons renforcer durablement la souveraineté énergétique et industrielle de l’Europe. »

La réalisation de ce premier électrolyseur à Belfort et le lancement de nouvelles productions à Aspach puis assemblages à Seraing témoignent de la dynamique de John Cockerill Hydrogen. Dans un contexte de marché exigeant, l’entreprise poursuit son développement industriel et confirme sa place parmi les acteurs qui contribuent activement à l’essor de la filière hydrogène européenne.

Cédric Perrin, Sénateur du Territoire de Belfort : « Nous avons inauguré à l’aéroparc de Fontaine le premier stack d’électrolyse entièrement conçu et fabriqué par John Cockerill Hydrogen. Il s’agit d’une étape importante pour notre territoire et pour l’avenir énergétique de notre pays. Après la reprise des activités de McPhy, ce premier stack symbolise la renaissance d’un site industriel, la préservation d’un savoir-faire d’excellence et la volonté de produire en France des technologies stratégiques. Le Territoire de Belfort confirme ainsi son ADN industriel, sa capacité à innover et son ambition de devenir un acteur majeur de la filière hydrogène. Félicitations aux équipes de John Cockerill Hydrogen et à l’ensemble des partenaires qui font vivre cette belle dynamique industrielle au service de notre souveraineté et de la transition écologique.« 

Raphaël Schellenberger, député du Haut-Rhin : « Aujourd’hui, nous avons inauguré à Fontaine, dans le Territoire de Belfort, le premier stack d’électrolyse polymère entièrement conçu et fabriqué sur ce site. Cette étape marque la renaissance d’un outil industriel, avec la reprise des anciens locaux de MacPhy par John Cockerill Hydrogen. Cette nouvelle ligne d’assemblage vient renforcer une chaîne de valeur qui se poursuit quelques kilomètres plus loin, sur le site de John Cockerill à Aspach-Michelbach, dans le Haut-Rhin. Après un phénomène d’emballement autour de l’hydrogène, des stratégies plus profondes et claires sont en train d’émerger : décarboner la production industrielle grâce à l’électrification indirecte permise par l’hydrogène, dans des filières stratégiques comme l’acier, les engrais ou la pétrochimie. L’émergence d’une filière d’équipementier européenne est essentielle pour servir cette stratégie. »

Christophe Grudler, député européen : « Il y a quelques mois encore, l’avenir du site McPhy de Fontaine était incertain. Aujourd’hui, grâce à sa reprise par John Cockerill, la production redémarre, les salariés retrouvent leur emploi et une nouvelle page s’ouvre pour cette usine stratégique du Territoire de Belfort. Je me réjouis d’avoir accompagné ce dossier depuis ses débuts : de l’implantation de la gigafactory à Belfort, jusqu’à la défense du projet à Bruxelles dans le cadre du PIIEC Hydrogène, puis à la mobilisation pour préserver ce site après les difficultés de McPhy. Mais cette relance n’est qu’une étape. Le véritable défi est désormais de faire enfin décoller le marché européen de l’hydrogène. Nos entreprises savent produire parmi les meilleurs électrolyseurs au monde. Le problème n’est plus la technologie. Le problème est l’absence de visibilité. La Commission européenne doit rapidement clarifier les différentes définitions des hydrogènes bas carbone et renouvelables. Cette sécurité réglementaire est indispensable pour déclencher les investissements, sécuriser les projets industriels et donner des perspectives à toute la filière. En parallèle, au Parlement européen, je travaille comme rapporteur sur l’Industrial Accelerator Act. Mon objectif est clair : faire en sorte que l’argent public européen soutienne davantage la production européenne. L’Europe ne peut pas répéter les erreurs du photovoltaïque : inventer les technologies, financer leur développement, puis laisser leur production partir ailleurs. L’hydrogène est une filière d’avenir. Nous avons les compétences, les entreprises et les territoires pour réussir. Il nous appartient désormais de créer les conditions pour que les prochaines usines, les prochains investissements et les prochains emplois soient créés en Europe.« 

John Cockerill Hydrogen salue le soutien de la Région Bourgogne-Franche-Comté, partenaire du développement économique local, dont l’action en faveur de l’industrie et de la filière hydrogène accompagne durablement l’ancrage de nos activités sur le territoire.

Jérôme Durain, Président de Région : « Le premier stack d’électrolyse entièrement conçu et fabriqué en France, c’est ici, à Belfort. John Cockerill a relevé le défi et préservé l’essentiel : un outil industriel stratégique, des emplois qualifiés, et une ambition intacte pour la filière hydrogène française. La Bourgogne-Franche-Comté est fière que cette page s’écrive sur son territoire.« 

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme IPCEI Hydrogène. Le projet bénéficie d’un financement de l’État français dans le cadre du Plan de Relance, avec le soutien de l’Union européenne – NextGenerationEU.

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